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Le 1er octobre 1948, à Gaza, sous souveraineté égyptienne, est proclamée la création du premier état palestinien indépendant ayant pour capitale Jérusalem, sous les auspices des états arabes.  40 ans plus tard, le 15 octobre 1988, Yasser Arafat proclame à Alger l’indépendance de l’état palestinien avec pour capitale Jérusalem.

Or, le dogmatisme récurrent à tout compromis territorial de l’actuelle autorité palestinienne et son refus de reconnaître Israël comme un état juif s’enracinent dans ces antécédents. Poursuivant cette politique de refus, l’Autorité palestinienne préfère jouer la carte unilatérale sur la scène internationale où grâce au vote automatique antisioniste à l’Unesco, elle vient d’être reconnue comme état membre à part entière.

Forte de ce succès, elle tentera le 11 novembre au Conseil de Sécurité de réunir la majorité des membres afin d’accéder au rang d’état indépendant au détriment de l’état d’Israël dont elle aspire à effacer toute trace de présence juive.

 «Le Gouvernement de toute la Palestine»

22 septembre 1948. Au plus fort de la guerre israélo-arabe, une éphémère entité politique palestinienne indépendante, le «Gouvernement de toute la Palestine» est créée, reconnue par l’Egypte, la Syrie, le Liban, l’Irak, l’Arabie Saoudite et le Yémen, alors que le jeune royaume de Jordanie, fidèle à sa vision panarabique, s’y refuse catégoriquement.

Si le nouveau gouvernement palestinien ne possède, de facto, aucune prérogative politique, étant assujetti au pouvoir central d’Egypte, les germes du nationalisme palestinien sont posés, déterminant la conduite de la future Autorité palestinienne.

Or, après la création de la République Arabe Unie en 1958 (fusion de l’Egypte et de la Syrie), Gamal Abdel Nasser, deuxième président d’Egypte et figure emblématique du panarabisme, décide en 1959 d’éradiquer toute trace d’indépendance palestinienne.

Preuve est donc faite que les Arabes vont les premiers étouffer toute revendication d’indépendance palestinienne. Dès la conférence de San Remo (1920), après le partage de l’empire ottoman par la France et la Grande-Bretagne, s’écroule le rêve d’une Grande Syrie incluant la Palestine (Syrie du Sud), ouvrant la voie à l’idée d’indépendance palestinienne.

Or, peu avant la clôture de la Conférence, le congrès de Damas intronise Fayçal roi de Syrie-Palestine. A la suite de cette décision adoptée à l’unanimité par les Palestiniens, ceux-ci organisent un pogrom à Jérusalem (Avril 1920), en réponse au discours politique du Général Sir Louis Bols, administrateur militaire britannique, favorable à la Déclaration Balfour. Mohammed Amin al-Husseini, Mufti de Jérusalem dès l’année suivante, 1921, et Moussa Qazem al-Husseini, président du Comité Exécutif Arabe, s’avèrent en être les principaux instigateurs.

Leur politique antisioniste et antisémite constitue la marque de la future direction du «Gouvernement de toute la Palestine» qui inspirera Yasser Arafat et l’Autorité palestinienne.

La direction palestinienne: les racines du conflit israélo-palestinien

Le Mufti de Jérusalem, Hadj Amin al-Husseini, futur allié du IIIe Reich, dirige nominalement le gouvernement composé de douze ministres, tandis qu’Ahmed Hilami Abed el Baqi occupe le poste de premier ministre. Lors de la commission Peel (1936), le Mufti accuse les Juifs de spolier les terres arabes, d’éradiquer toute trace historico-religieuse musulmane et surtout revendique l’application des déclarations inscrites dans la correspondance Mac-Mahon-Hussein Ibn Ali (1915) promettant la création d’un grand royaume arabe englobant Arabie, Irak, Syrie, Liban, Transjordanie et Palestine.

Les conclusions de l’enquête parlementaire y faisant suite proposent la création d’un Emirat hachémite en Transjordanie incluant la Judée-Samarie, la bande de Gaza et le Néguev. Alors que les pères fondateurs du sionisme moderne, David Ben Gourion, Haïm Weizmann et Golda Meïr acceptent la proposition d’un état arabe aux côtés d’un état juif, les Arabes rejettent ce plan de paix qui leur est pourtant favorable.

Jamal al-Husseini (1893-1982), ministre des Affaires Etrangères du nouveau gouvernement palestinien, est nommé représentant de Jérusalem lors de la Sixième Conférence du Comité Exécutif Arabe qui, fondé en décembre 1920, soit cinq mois après la Conférence de San Remo, va, sous la direction de Moussa Qazem al-Husseini (1850-1934), maire de Jérusalem en 1918, œuvrer violemment contre le mouvement sioniste et l’Alya juive. Son fils, Abd al-Kader al-Husseini, fondateur et chef de l’«Armée de la Guerre-sainte», aurait eu comme secrétaire personnel… Yasser Arafat.

La vision nationaliste arabe

  • Dynastie hachémite

A deux jours de l’Indépendance, le roi Abdallah de Jordanie propose à Golda Meir d’intégrer une entité autonome juive au sein du royaume jordanien. Ce projet est catégoriquement repoussé. Dès 1950, Abdallah Ier de Jordanie, partisan d’un grand royaume arabe, annexe unilatéralement la Judée-Samarie et Jérusalem-Est sans ratification de l’ONU et octroie la nationalité jordanienne aux réfugiés, renvoyant l’aspiration palestinienne d’indépendance aux calendes grecques. Il est à noter que les Palestiniens sous contrôle jordanien n’ont jamais revendiqué leur indépendance.

  • La Ligue arabe

La charte de l’OLP, créée en 1964 sur l’initiative de la Ligue arabe, ne revendique ni l’indépendance ni la souveraineté d’un état palestinien. Le sommet de Rabat (1974) accorde à l’OLP une légitimité politique après la déclaration européenne de Venise (1980) et lui donne le droit de représenter le peuple palestinien. L’OLP constitue alors, pour la Ligue arabe, un instrument idéal destiné à détruire Israël.

  • Le refus historique arabe et palestinien

La déclaration unilatérale d’un état palestinien le 20 septembre par Ma’hmoud Abbas, chef de l’autorité palestinienne, s’inscrit dans la logique d’instaurer un état indépendant dans les frontières de la Palestine de 1922, à savoir celles de l’état d’Israël, incluant la Judée-Samarie, à en croire les propos de Nabil Shaath, responsable des Relations Extérieures du Fatah:

«(Les Français) peuvent décrire ainsi Israël comme un état… pour deux peuples. Mais nous serons l’état d’un seul peuple… Deux états pour deux peuples… nous n’accepterons JAMAIS cela» (Juillet 2011 ANB TV- Liban).

Les frontières reconnues alors par la Société des Nations  sont amputées de la partie orientale au-delà du Jourdain, en raison de l’oreille attentive de l’occupant britannique aux revendications arabes suivies par des émeutes (1920-1921), malgré la Déclaration Balfour et la Conférence de San Remo qui reconnaissent au futur état juif les frontières de la Palestine mandataire.

Cette pression arabe grandissant, Winston Churchill s’incline et adopte partiellement les promesses de Mac-Mahon d’octroyer aux Arabes l’indépendance à l’Est du Sandjak (district) de Jérusalem. Cependant, malgré le soutien de l’ONU et les maintes propositions de compromis offertes par les différents gouvernements israéliens, depuis Ben Gourion jusqu’à Netanyahou, les tentatives d’indépendance palestinienne avortent, rendant la requête palestinienne d’une indépendance effective peu crédible, en raison du nationalisme arabe et de la volonté palestinienne de nier totalement toute souveraineté juive en Erets Israël.

Le Premier Ministre israélien Benyamin Netanyahou, conscient des racines antisionistes et antisémites inhérentes à l’histoire du mouvement nationaliste palestinien, a donc trouvé opportun de rappeler, lors de ses deux discours de Bar-Ilan, la reconnaissance d’Israël en tant qu’état juif par l’Autorité palestinienne comme condition préliminaire à toute négociation.

Effectivement, ce refus permanent de reconnaître l’état hébreu révèle une sourde volonté de l’anéantir et ne peut que mettre en échec l’établissement de relations pacifiques durables entre Israël et l’Autorité Palestinienne, pour le moins encore très hypothétiques.

Pour preuve, l’admission de l’Autorité palestinienne, dernièrement, comme état membre a part entière a l’UNESCO, démarche symbolique plus politique que culturelle qui encouragera celle-ci à déclarer les hauts-lieux saints et historiques juifs comme patrimoine palestinien. Face au déni du caractère juif de l’état d’Israël et à l’indifférence des Nations, Israël doit mener une politique de contre-offensive sur le plan culturel et rappeler, grâce à l’établissement d’un plan global, que l’origine des valeurs fondatrices de la civilisation occidentale s’inspirent de la haute et noble civilisation d’Israël, le berceau de l’humanité.

 par Haïm Ouizemann

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